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Contre le démantèlement de la poste, les luttes s’organisent au Maroc

lundi 30 juillet 2007, par Bruno JAFFRE

Contre le démantèlement de la poste, les luttes s’organisent au Maroc

Début des années 80, avec la crise de la dette, les Institutions Financières Internationales imposent l’austérité et la réduction du déficit budgétaire par la baisse des dépenses publiques. Les premiers plans d’ajustement structurel sont appliqués au Maroc comme partout ailleurs où les programmes néo-libéraux visent à privatiser et démanteler les services publics.

par attac / cadtm Maroc

Les privatisations ont touché tous les secteurs rentables : Maroc Telecom, eau, électricité, transport public...
Les secteurs publics défaillants, mal gérés, sont tour à tour privatisés. Loin de satisfaire les besoins de la population et d’offrir un service public de qualité, leur privatisation répond à la seule logique du profit, de la rentabilité.
Les prix ont augmenté, les droits des travailleurs sont attaqués : code du travail bafoué, licenciements massifs, répression syndicale.

Contre le démantèlement et la privatisation de la poste, les luttes s’organisent

Alors que la plupart des luttes et rassemblements souffrent de la division syndicale, les employés de la Poste organisent à l’appel de 3 syndicats : UMT,CDT,FDT la grève du 28 juin 2007 . Fait nouveau, les postiers appellent à un soutien des usagers de ce service public.
La grève est un franc succès qui pousse la direction de Poste du Maroc à une première rencontre de dialogue le 1er juillet avec les 3 syndicats.
Or le 3 juillet , Atika SAMRAH (Membre du Bureau National de la CDT) est suspendue de son poste . La direction de la Poste invoque sa participation au piquet de grève lors du « sit-in » du 16 juin dernier dans la région de Rabat ainsi que le refus de faire la permanence.
Mais les véritables raisons ne sont autres que la répression qui cible les dirigeants syndicalistes .
Atika est l’exemple de nouveaux syndicalistes porteurs d’espoir de luttes unitaires. Femme et syndicaliste, Atika a joué un rôle important dans la coordination syndicale. Femme et syndicaliste, Atika a activement participé à l’élaboration de la plate forme contre la nouvelle restructuration des postes du Maroc qui fragilise l’avenir des 8000 postiers marocains. Atika a lutté contre l’introduction de sociétés de sous-traitance et la dilapidation de l’argent public.
Soutenir Atika, c’est soutenir tous ceux qui luttent contre le démantèlement de nos services publics. Cette lutte nous concerne tous, employés et usagers qui exigeons des services publics de qualité, une vie digne pour les travailleurs. Nous savons que, partout où elles ont été appliquées, les privatisations n’ont entrainé que chômage, pauvreté, exclusion. Partout les licenciements se multiplient.
La logique du marché n’a que faire de la qualité, seul compte les bénéfices. Cette logique n’a plus de limite, elle met en péril le quotidien des travailleurs, le droit aux citoyens à des services publics de qualité et pour tous. Elle met en péril également notre environnement et la défense de notre souveraineté économique contre les diktats des organismes internationaux.
Seule une participation active peut stopper cette dérive. Travailleurs et usagers, défendre Atika, c’est nous défendre tous contre cette dérive.
Attac Maroc en appelle à la solidarité des tous les citoyens et à la solidarité internationale, particulièrement dans les secteurs de la poste qui sont partout visés par les mêmes politiques.

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URL : http://www.cadtm.org

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