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Bilan de la participation de CSDPTT au FSM de Nairobi

mercredi 31 janvier 2007, par Marceau Coupechoux

CSDPTT a organisé en collaboration avec SUD PTT un séminaire au FSM de Nairobi (20-25 janvier 2007). Ce séminaire a eu lieu le 21 de 17h30 à 18h et a réuni une dizaine de personnes, dont beaucoup de français (de Solidaires et de la LCR), quelques Africains (Cameroun, RDC), une militante d’Attac Japon et une militante de Freedom of Expression Institute (FXI, Afrique du Sud).

Christophe Aguitton (SUD PTT) a introduit le débat en brossant un court historique des processus de libéralisation du secteur des télécommunications dans le monde. Il a fait part de ses doutes quant à un retour aux nationalisations en Afrique. Selon lui, le clientélisme et la corruption dans de nombreux pays rendent peu crédible un retour en arrière. Le système même de la péréquation lui semble difficile à mettre en oeuvre dans des pays où la classe moyenne n’existe pas. Sans doute faut-il, selon lui, imaginer une "socialisation" de ces grandes entreprises avec un contrôle citoyen par les usagers du réseau.

Frédéric Madelin (SUD PTT) a présenté la situation des délocalisations dans le secteur des centres d’appel. Il a rappelé les raisons qui poussaient les entreprises à délocaliser et quelles étaient les conséquences (positives et négatives) en France et en Afrique (du Nord notamment) pour les travailleurs. Il a conclu en soutenant qu’il ne s’agissait pas pour son syndicat d’opposer les travailleurs de France et d’Afrique mais au contraire de constuire des alliances pour la revendication de droits identiques.

Marceau de CSDPTT a présenté l’association pendant quelques minutes et a tiré un bilan des privatisations en Afrique après en avoir rappelé l’historique. La présentation proposait également un certain nombre des alternatives que nous défendons dans l’association. L’essentiel du propos avait été préparé avec Jean-Louis Fullsack et Bruno Jaffré.

Après ces interventions, un débat s’est engagé. Nous avons eu un aperçu de la situation au Japon. Annick Coupé (Solidaires) a exprimé la nécessité de définir précisément le droit à la communication afin qu’il puisse devenir un point d’appui pour les luttes sociales. Nous avons eu également une longue intervention de Jane Duncan (FXI) qui nous a incités à organiser une interview de Jane plus détaillée pour le lendemain.

La présence d’un candidat à la présidentielle à notre atelier nous a un peu flattés mais un sentiment de semi-échec persiste tout-de-même du fait du faible nombre de personnes présentes. Ceci est dû à plusieurs raisons : les télécoms n’étaient pas très populaires au FSM (très peu d’ateliers consacrés à ce sujet) ; l’heure de programmation ne nous était pas favorable (il fait nuit à partir de 6h45 et il n’y avait pas de lumière) ; la mauvaise organisation du FSM favorisait les ateliers qui avaient payé pour des interprètes et qui avaient pris soin de distribuer de nombreux prospectus pour informer les participants ; une salle inutilisable nous avait été attribuée, nous avons donc déplacé le séminaire.

La rencontre avec FXI n’en reste pas moins un succès avec la ferme intention d’organiser un grand événement sur les télécoms au prochain FSM ensemble (cf interview). Comme pour beaucoup d’organisations, le FSM a surtout valu pour les contacts que nous avons pu avoir : Jane Duncan et Virginia Setshedi (FXI), Gacheke Gachihi (People’s Parliament, Kenya), Wycliffe (employé à Telkom, cf interview), Raymond Baloyi (GIWUSA, Afrique du Sud), Nandi Mgijima (Women on Farms, Afrique du Sud), Kenji Ohmura (Attac Japon), Sophie Zafari (FSU, France), Dr. Gupta (Inde), Toky Ravoavy (FISEMA, Madagascar), Nestor Bidadanure (Attac France), Patrick Bond (Centre for Civil Society, Afrique du Sud), les gens de Bank Information Center (Washington, Etats-Unis), Isabelles Mercier et Bourboulon (Attac France), Asbjorn Wahl (Campaign for the Welfare State, Norvège), Raymond Enoch (Fed. of Nigeria Youth Greens, Nigeria), Mohamed Touré (Président du Parlement des jeunes, Guinée), Cécile Gondard et Thierry Lescant (SUD, France), et d’autres.

Marceau Coupechoux